Premiers repères pour méditer en Pleine Conscience

La Méditation apparait à beaucoup d’entre nous comme une solution, comme un moyen de recentrage, comme un remède. Pourtant lorsque l’on commence à s’assoir, nous nous apercevons bien vite qu’un certain nombre de difficultés imprévues nous empêchent de trouver ce que l’on cherche.
L’appui sur des enregistrements audios, la lecture de livres et d’articles sur le sujet, les conférences, les émissions télé et radio nous invitent à pratiquer mais seul dans notre chambre ou dans notre salon, nous sommes confrontés à trois éléments perturbateurs : Nos pensées, notre dos, parfois aussi l’assoupissement.
Tout ceci est normal. Il ne faudrait pas s’arrêter pour ces raisons là car avec certains conseils et aussi avec une pratique régulière, alors petit à petit, les choses vont s’arranger et nous allons pouvoir nous rapprocher de notre intention de départ.

Parlons un peu du dos pour commencer !

Le fait de s’assoir en ayant le dos droit n’est pas facile pour tout le monde. Si en plus on veut s’assoir sur un coussin et croiser les jambes, notre corps réagit par manque d’habitude de cette position. Les premières tensions apparaissent.
Il n’y a aucune obligation à s’assoir sur un coussin. Certes c’est une position traditionnelle, cela nous met un peu dans l’ambiance mais il est tout à fait possible de commencer sur une chaise, tout simplement.
Il est question de s’installer confortablement, en veillant à avoir le dos droit (sans être raide) et en veillant à relâcher les muscles qui n’ont pas nécessité à être contractés pour maintenir cette position quelques minutes. Progressivement, il sera possible de s’installer différemment et de rester dans cette position plus longtemps. Il faudra en parallèle chercher à assouplir et à tonifier notre dos. Je donnerai des conseils sur ce point dans un d’autres articles.
J’ai l’habitude de dire dans mes cours que pour être confortable dans l’immobilité, il est souhaitable d’avoir une bonne souplesse et une bonne tonicité au niveau du dos. Cela s’acquiert progressivement. Il est donc conseillé d’une part de prendre des temps de méditation assez courts au départ pour ne pas se décourager et de veiller à assouplir, à détendre les muscles du dos en douceur.
Certaines personnes qui ont des problèmes de dos important peuvent aussi pratiquer en position allongée. Ici le risque est plus grand de s’assoupir, il est alors conseillé de garder les yeux ouverts. Ce risque existe aussi en étant assis. Il peut être conseillé de pratiquer le matin plutôt que le soir ou après le repas. Mais là aussi, il faut adapter le temps de pratique à notre expérience de la méditation.

Parlons maintenant des pensées.

Certaines personnes me disent « depuis que je médite, je pense plus » Non, simplement la conscience de notre agitation mentale est plus grande et il est vrai que ceci est perturbant.
Dans notre quotidien, notre mental nous sollicite sans que nous en soyons conscient et nous nous échappons dans des pensées qui nous coupent de ce que nous faisons. Dans la méditation, c’est la même chose, le même phénomène se produit mais là il est plus apparent car nous sommes dans l’immobilité sans aucune interaction avec qui que ce soit. Nous nous échappons sans nous en rendre compte et lorsque nous en prenons conscience alors nous devons inlassablement revenir à la conscience de nous-même.
La méditation commence lorsque nous nous focalisons sur notre position, nous sommes dans une observation de nous-même, dans une attention à certaines sensations corporelles, puis petit à petit dans une conscience de notre façon de respirer. Nous développons notre conscience d’être là.
Il n’est pas question de changer quoi que ce soit, il « suffit » d’observer sans porter de jugement, sans rentrer dans des critiques de nous-même sur notre difficulté à commencer cette pratique par exemple. Nous serions alors nous-même générateurs de pensées et donc dans une déconnexion du présent.
Pour finir, je voudrais indiquer ou rappeler que la Méditation de Pleine Conscience s’inscrit dans une démarche bienveillante vis-à-vis de soi-même. Il serait donc paradoxal de se donner ici des objectifs, des contraintes supplémentaires à celles que nous avons déjà dans nos quotidiens respectifs. Il n’y a aucune compétition à avoir avec nous-même. Prenons le temps d’avancer à notre rythme.

Les derniers articles…

La monodiète de raisin, …

mardi 8 septembre, 2020|

Je pratique la monodiète de raisin depuis plus de 20 ans et j’en mesure les bienfaits chaque année. Vous êtes plusieurs à me demander régulièrement comment faire, voici donc quelques explications sur cette pratique

Rejoignez-nous… Abonnez-vous à notre page Facebook.

Partagez vos expériences et commentez nos publications

@PleineConsciencePerpignan